15/02/2015

L'Appel des Chimpanzés du Futur

La première étape fut, sous prétexte de "lutte contre les préjugés" ou "lutte contre les stéréotypes de genre", de marteler dans les écoles ( primaires, voir même dès la maternelle ) que quiconque avait le DROIT fondamental de "choisir son orientation sexuelle", autrement dit d'utiliser sans limites les lourdes technologies de "transformation" du corps humain.
Il ne s'agissait, bien sûr, que d'un hors d'oeuvre.
Désormais, le ‪transhumanismes'avance à visage découvert, encensé par les "progressistes "de toute obédience, et sans susciter la moindre résistance. Aussi, je diffuse ici l'"Appel des Chimpanzés du Futur", initié par le groupe "Pièces et Main d'Oeuvre", de Grenoble.

 

 

Frères humains, soeurs humaines,

 

     Vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes ; d’une mystérieuse menace, groupe fanatique, société de savants et d’industriels, discrète et puissante, dont les menées occultes et l’objectif affiché consistent à liquider l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée », des hommes-machines. Une espèce résultant de l’eugénisme et de la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des neurotechnologies et des immenses progrès de la science.

     Vous avez entendu l’ultimatum, cynique et provocant, de ce chercheur en cybernétique : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles gardées au pré.» et encore...

« Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. »

    Et vous vous êtes demandé s’il fallait prendre ces esbroufes au sérieux, ou s’il ne s’agissait que de science-fiction et de l’expression boursouflée de l’orgueil technocratique.

Hélas, le danger est véritable, et l’Humanité affronte une tentative d’extinction, fomentée par et pour une faction égoïste, implacable et toute-puissante, lasse de partager ce monde résiduel avec des masses de bouches inutiles et toujours plus nombreuses.

Comment en sommes-nous venus là, et que devons-nous faire ?

Au début, il y avait les poètes.

 Rimbaud : « J’ai créé toutes les fêtes, tous les triomphes, tous les drames. J’ai essayé d’inventer de nouvelles fleurs, de nouveaux astres, de nouvelles chairs, de nouvelles langues. J’ai cru acquérir des pouvoirs surnaturels. Eh bien ! je dois enterrer mon imagination et mes souvenirs ! Une belle gloire d’artiste et de conteur emportée ! »

 Ducasse : « C’est un homme ou une pierre ou un arbre qui va commencer le quatrième chant. » Puis les artistes futuristes, Français, Italiens, Soviétiques ; Marinetti, Maïakovski, Appolinaire et tant d’autres, chantres de la violence et de la vitesse ; clairons et rescapés de la Grande Guerre industrielle et mondiale, exaltèrent dans la technologie le vrai moyen de « changer la vie » et de « transformer le monde ». Ils firent la guerre aux vieilleries poétiques, au soleil et à la lune ; ils glorifièrent les aéronefs, les barrages, les moteurs, l’électricité, les Titanic, les Métropolis, les armées blindées, les stades gigantesques. Et les robots, les masses mécanisées. Ils propagèrent les deux grands mouvements de l’époque : la technologie et le totalitarisme. Deux mouvements convergents. Deux aspects d’un même mouvement d’ingénieurs des hommes et des âmes, visant la fabrique de l’homme nouveau, de l’Übermensch nazi à l’Homme d’acier communiste en passant par toutes les variétés de surhommes et de Supermen, pour aboutir au cyborg ; à l’homme bionique des laboratoires transhumanistes, « hybridé » d’implants et d’interfaces.

 

Dès les années Trente, le national-révolutionnaire Ernst Jünger, critiquait le racisme biologique et grossier des nationaux-socialistes, pour lui opposer l’avènement d’un nouveau type d’humanité : Le Travailleur - en tchèque, le robot.

 1 cf. Magazine Au fait, mai 2014

 2 Libération, 12/05/02

 

Ces progressistes au plan technologique sont des régressistes au plan social et humain, des  partisans de la pire régression sociale et humaine ; ce qu’en langage commun on nomme des réactionnaires. Le nazisme, le fascisme et le communisme n’ont succombé que face au surcroît de puissance technoscientifique des Etats-Unis. Mais l’essence du mouvement, la volonté de puissance technoscientifique, s’est réincarnée et amplifiée à travers de nouvelles enveloppes politiques. Le laboratoire est florissant d’où s’est enfuie la créature immonde. Dès 1945, Norbert Wiener mettait au point la cybernétique, la « machine à gouverner » et « l’usine automatisée », qu’IBM implante aujourd’hui sous le nom de « planète intelligente ».C’est-à-dire la fourmilière technologique ubiquitaire, avec ses rouages et ses connexions, ses insectes sociaux-mécaniques qui se nommaient eux-mêmes, jadis, des zoon politikon, des animaux politiques.

 Pour les transhumanistes et les collabos de la machine, l’humain est l’erreur. L’humain est faible et faillible, l’humain est fini. L’humain leur fait honte. Ils aspirent à la perfection, au fonctionnement infaillible et à l’infinité du système technologique ; à se fondre dans cette totalité autonome.

 Les transhumanistes trouvent des soutiens partout. Ils s’expriment dans les émissions de radio et dans les journaux de référence. « L’homme augmenté, c’est déjà demain », proclame l’hebdomadaire citoyen qui se réjouit du fait accompli. « Un autre transhumanisme est possible », déclare l’Association française transhumaniste. On n’arrête pas le progrès et la gauche est pour le progrès. Être de gauche, c’est réclamer le droit et les moyens de l’hybridation homme-machine pour toussétoutes ; d’un service public de l’eugénisme, nouvelle branche de la sécurité sociale.

 Cependant, nous les chimpanzés du futur, nous n’avons pas perdu, et la machine n’a pas gagné. L’Humain reste une bataille en cours tant qu’il ne s’abandonne pas, et il ne s’abandonne pas tant qu’il pense les choses et les dit avec des mots. Nommer une chose, c’est former une idée,et les idées ont des conséquences inévitables. Nous devons garder les mots et nommer les choses du mot juste. Nous devons former des idées avec leurs conséquences inévitables.

 Les transhumanistes n’ont qu’une idée : la technologie. Nous, Chimpanzés du futur, n’avons qu’une technologie : les idées. Cependant les idées sont plus actives, plus rapides, plus performantes que n’importe quelle technologie ; plus véloces et puissantes qu’Internet et l’électricité.

 Nous disons : le transhumanisme est un nazisme en milieu scientifique. C’est ce technototalitarisme, ce « fascisme » de notre temps que nous combattons, nous, animaux politiques : Et nous vous appelons à l’aide.

 

Sauvons les mots. Brisons les machines.

 

Reproduisez et répandez l’Appel des Chimpanzés du futur.

 

Grenoble, le 5 novembre 2014

 Pièces et main d’oeuvre – chez Service compris – BP 27 – 38 172 Seyssinet-Pariset cedex

 www.piecesetmaindoeuvre.com

 - contact.pmo@free.fr

 

06/06/2014

#Homophobie, la réalité et l'idéologie

            Le mot-clef "#homophobe" ou "#homophobie" fait désormais référence à l'opposition que suscite la forme sexuelle de l'idéologie sociétaliste , et non à une discrimination spécifique dont serait victime une "communauté" humaine.

            Pour qu'il y ait discrimination RÉELLE , il faut certaines conditions, comme la possibilité d'identifier la personne discriminée comme faisant partie d'un groupe "à discriminer".

            Or, si l'on peut facilement identifier  les roux, les pieds-bot, les goîtreux ou les aveugles, je ne connais personnellement AUCUN moyen de différencier, dans la rue, un homosexuel d'un non-homosexuel. Il est dès lors difficile de comprendre d'où vient ce consensus autour d'une "homophobie" de "faciès", à moins de supposer un débat idéologique reposant essentiellement sur l'inconscient du non-dit sexuel.

            Les "adversaires" auto-proclamés de l'#Homophobie ( mot-clef ) commettent une très grave erreur en banalisant délibérément la réalité d'une pathologie, pour en faire une question de morale sociétaliste, et leurs opposants se rendent complices de cette erreur en admettant le sens 'novlangue" de ce "mot-clef", renforçant ainsi sa fonction pavlovienne.

            Car il suffit de parcourir un peu le rapport de "Sos-homophobie" (1)  pour se rendre compte que la RÉALITÉ  de l'homophobie correspond toujours à ce qu'on en savait il y a trente ans et plus. (2)

À savoir que l'homophobie est bel et bien un type de biopathie pouvant entraîner de réels "passages à l'acte" ("acting-out" ) de même que d'autres psychoses telles la paranoïa et la schizophrénie.

La paranoïa elle-même, d'ailleurs, est souvent basée sur de fortes pulsions "homosexuelles" soigneusement refoulées. (3)

            On est surpris, en lisant certaines pages de ce rapport, de la "complémentarité" entre "homosexualité" et "homophobie", puisque les cas les plus graves, allant jusqu'au meurtre, qu'on  y rapporte  se produisent lors d'une "prise de contact" à caractère (homo) sexuel.

            En gros, c'est la perspective ( réelle ou fantasmée ) d'un contact sexuel – suggéré, ou souhaité par un homosexuel "assumé"- qui déclenche chez l'"homophobe" le passage à l'acte, en général très violent. ( N'oublions pas qu'il s'agit d'une décharge d'énergie sévèrement refoulée ).

            Donc, si l'homosexualité en soi ne pose pas de problème  ( en définitive, qu'est ce que ça peut faire si d'aucuns ont envie d'en rester toute leur vie au stade des masturbations réciproques ?(4) ) , l'homophobie RÉELLE est un problème sérieux, de santé publique.

            Et qui demande autre chose que des prises de position idéologiques entraînant, de facto, la banalisation d'un fait grave: si, à priori, est homophobe tout opposant idéologique, les VRAIS homophobes n'auront plus le moindre frein moral à tout "passage à l'acte".

 

 

 

 

(1) Il faut bien sûr arriver à passer outre le langage de robot mal réglé dans lequel ce rapport est rédigé, ainsi que les lamentations masochistes qui en constituent l'essentiel.

 

(2) Il est vrai que, désormais, toute référence à la psychologie européenne du vingtième siècle – dont Sigmund Freud et Wilhelm Reich - est considérée comme "nauséabonde", ou assimilée à une prise de position en faveur des "heures les plus sombres de notre histoire".

Mais ce sont néanmoins ces deux grands chercheurs qui ont jeté les bases d'une compréhension de l'âme humaine, Freud par la découverte de la libido, et Reich par la découverte de la nature spécifiquement énergétique de cette libido, ainsi que par la mise en évidence du cuirassement biophobe de la grande majorité des humains.

 

(3) Ce serait une grossière erreur de prendre les homophobes pour des personnes sexuellement épanouies. En général, ils détestent tout autant les femmes, tout en s'affirmant haut et fort "hétérosexuels". C'est parmi eux qu'on trouve les vantards impénitents, les Vrais Hommes ( rien à voir avec les hommes vrais ) qui "se font" des femmes, etcetera...Leurs pulsions homosexuelles se sont épanouies sur une peur des femmes encore plus profondément refoulée.

 

(4) A condition, bien sûr, qu'on ne s'en serve pas pour faire, comme c'est le cas de nos jours, la promotion d'une conception purement mécaniste et intellectuelle de la sexualité, impliquant le déni de toute sexualité naturelle...