09/02/2012

Le Plaisir

« L’éducation, telle qu’elle est, rend l’être humain incapable de plaisir en le cuirassant  contre le déplaisir.

 Le plaisir et la joie-de-vivre sont inconcevables sans luttes, sans expériences  douloureuses et sans conflits désagréables avec soi-même. (...) . Ce qui caractérise la santé psychique, c’est l’alternance de la lutte pénible et du bonheur, de l’erreur et de la vérité, de la faute et de la réflexion sur la faute, de la haine rationnelle et de l’amour rationnel ; en bref, la pleine vitalité dans toutes les situations possible de la vie.

Le pouvoir de tolérer le déplaisir et la peine sans fuir pour autant, après la désillusion, dans la rigidité, va de pair avec la capacité d’accepter le bonheur et de donner l’amour. Pour employer les mots de Nietzsche, celui qui veut apprendre à « jubiler jusqu’au plus haut des cieux » doit se préparer à « être rejeté dans la mort ».

Par contraste, nos notions sociales et notre éducation européenne ont transformé les jeunes –qui dépendent de leur position sociale- soit en poupées enveloppées de coton, soit en machines d’industrie ou de business desséchées, chroniquement moroses et incapables de plaisir. »

Wilhelm Reich - Fonction de l’Orgasme, pp 160-161

15/11/2011

La révolution orgonale

        Il nous faut présenter ici, d'abord, cette chose que le sens commun nomme excuses, à toutes celles et tous ceux qui utilisentl'orgonite depuis longtemps, et ont acquis de la sorte une connaissance pratique de l’orgone.
        Bien qu'à mon avis ce n'est guère le petit orgoneux de village qui écrit ici, qui serait le plus qualifié pour le faire. Il existe un Establichement reichien, composé de scientifiques distingués et de thérapeutes pour Bobos, qui serait bien mieux placé pour ce faire.
        D'ailleurs, et en définitive, pourquoi faire, des excuses ? C'est un bidule qui ne sert pas à grand chose -une étreinte fait bien plus de bien- et qui, en outre, ne fait guère avancer la charrue. Et puis, n'est ce pas un rien narcissique que d'en vouloir faire ?
        Bien. On n'est ni politicien, ni journaliste, ni scienteux. Ni blouse blanche orgonomiste. On se trouve simplement obligé de devoir faire le boulot dont s'abstiennent les catégories sociales mentionnées plus haut, qui se consacrent, elles, au très moderne culte du nombril.
        Et de devoir le faire dans l'urgence, vu que, depuis Fukushima, la situation orgonale de notre biosphère est devenue franchement critique.
        Bon. Voilà réglé le sort de le sort de ce fantasme d'excuses. Parlons plutôt de mise au point. Et dans le sens tout à fait photo du terme. Ils s'agit d'analyser, et de mettre en lumière certains faits qui pourraient être importants.
        Pour cela, il a d'abord fallu que l'on se rende compte par soi-même des prodigieuses potentialité de la "petra orgonalis" -l'orgonite- pour mieux situer le folquelaure ( du Saxon "folk", le peuple, et "lore", la connaissance; folquelaure = science populaire ) qui l'accompagne. Des Reptiliens aux fameux "Chemtrails", prononcer quèmetréles ou chèmetrailles, comme on veut.
        Jusqu'ici, on était plutôt méfiant.
        Méfiance tout à fait naturelle, au vu des grands ravages exercés par ce qu'on appelle le "New Age", en Américain dans le texte. Trafiquants d'éthérisme, ésotérisme bidon, initiations au narcissisme sacré, demandes à l'univers et énergie cosmique "qui vous enrichira" en bons louis d'or, tout ça clé sur porte, après versement du premier acompte de mille euros, si pas satisfait pas remboursé, suffit de prier plus fort.
       Méfiant, on peut l'être. De manière intuitivement rationnelle. Une fois, je téléphonais à un marchand d'orgonite. Mine de rien, je lui pose une ou deux questions. Je retiens de ses réponses qu'en fait, il ne sent tout simplement pas l'orgone, il ne perçoit pas l'action de l'orgonite, ce qui n'empêche qu'il en fabrique, dont certaines marquées d'une rune, et celles-là c'est plus cher, le double, environ. Bon, bonne journée, Monsieur, et là-dessus on va boire un coup. On a souvent besoin de boire un coup pour se remettre dans ce monde de cinglés ignorants.
      Bref, du coup, je laisse tomber et range définitivement l'orgonite au rayon des gadjettes pour Bobos en mal de développement personnel et d'optimisation des potentialités concurrentielles.
      D'autant qu'on est, en outre, supposé écrire orgonite ® . Avec un "R" dans un rond, ce qui veut dire que là-derrière, quelque part, il y a un gars ou une corporation qui peut, un jour, décider de taxer lourdement tout quiconque utilise ce terme. La chose ne risquant néanmoins de se produire que si l'on commence à faire dans le politiquement incorrect. Mais, justement, les temps semblent commencer à être assez mûrs pour cela.
      A comparer entre parenthèses avec l'attitude de Reich qui refusait, par principe, toute commercialisation des dispositifs qu'il mettait au point. Et ce afin d'en permettre l'accès à tous. Il faut rappeler aussi que c'est son travail de médecin et de militant dans la classe ouvrière allemande qui l'a conduit à la découverte de l'orgone.
      Ajouter à cela l'utilisation de résines synthétiques pour la fabrication de l'orgonite. Si ça n'a guère d'importance pour le "gifting", il est par contre très déconseillé de mettre ce type d'orgonite en contact avec la peau. De plus, on peut supposer que les résines de synthèse limitent l'efficacité du matériau. La chimie orgonale reste encore à inventer, mais on peut déjà affirmer que les combinaisons de molécules, leur forme, leur agencement, leur structuration, leur résonance, leur couleur, sont en soi des fonctions orgonales elles aussi.
      Et, "last but not least", il faut pour mémoire citer la cohorte des croyants et mystiques de tout poil, ou non-poil, tous ceux à qui il faut suggérer avec insistance de commencer la pratique du très précieux Tantra-y-Fenn, ( le tantra de la tête ), afin de permettre à leur esprit prisonnier de réintégrer son corps. Ceux-ci font de l'énergie orgonale cosmique un bidule "spirituel", ce qui dans ce cas signifie évanescent, évaporé, inconsistant, mièvre, et insipide. Alors qu'il est question, quand même, de force et de joie-de-vivre. Et, accessoirement, de vraie spiritualité.
      Et bon, voilà pour la méfiance. Je ne parle évidemment pas des partisans du Libéralisme Sexuel, dont les têtes pensantes voient rouge et menacent de vous dénoncer à leurs alliés les Blouses Blanches  dès qu'il est question d'orgone.
      Un beau jour, quand même, on s'est décidé. C'était vraiment une belle journée, d'ailleurs. Une de ces rares journées où le DOR (deadly orgone), devenu désormais à peu près permanent, ne recouvrait pas tout, et où l'on trouvait encore dans l'air comme une trace du pétillement joyeux que l'on connaissait jadis.
      Et donc, on fait fondre de la résine de pin dans une vieille casserole, et on mélange la pâte obtenue avec de la limaille de fer. Et là, il se passe quelque chose. Dès la mise en contact, je dirais. Un quelque chose apparenté à l'électrique. Un courant qui se remet à circuler, un chat qui retombe sur ses pattes, un truc de ce genre-là...
      J'ai terminé - amoureusement - la préparation et ça faisait une sorte de petite pierre. La pierre orgonale. La pierre philosophale ?
      Après quelques jours de perplexité, voir d'incrédulité, - bien que l'on connût intimement les effets de l'orgone - , on s'est décidé à porter ce caillou-là en pendentif.
      Disons que parfois, ça fait un peu penser à l'anneau de Frodon. Sauf qu'on ne risque guère de tomber sur Sauron à l'autre bout du fil, ce qui, en soi, est plutôt rassurant...Et les avantages sont très nombreux.
      Et c'est là, précisément, qu'on commence à réaliser que nombre de gens ont, grâce à l'orgonite, pris contact avec la réalité vivante de l'orgone. Et dans un certain nombre de cas, que j'espère grand, ont pu prendre conscience de leur propre sens orgonal. Ce que semble d'ailleurs assez souvent confirmer une visite superficielle des sites consacrés à ce matériau.
      Évidemment, dès lors qu'on a pu constater les infinies potentialités de cette pierre orgonale, on a eu envie d'un peu s'amuser avec. Et où mieux le faire que sur un de ces lieux magiques qui foisonnent dans notre vieille Gaule, en l'occurrence l'un ou l'autre site mégalithique du Morbihan ?
      Bon. On n'en dira guère plus, Parce que parfois les mots, comme les bras, en tombent. Disons que, pour ma part, j'ai découvert -entre autres et je ne suis sûr pas le premier - que, à l'instar des êtres vivants, certains mégalithes sont dotés d'un champ pulsatoire orgonal, perceptible de la même manière que l'est l'aura d'une personne.
      On peut franchement se demander ce qui se passerait si d'aucuns, sachant exactement ce qu'ils font, se mettaient à aller tire de leur longue léthargie tous ces lieux où sommeille la Vouivre...
      Et bon. Si en définitive, on ne trouve pas présentement grand chose à ajouter à propos de l'orgonite, c'est principalement parce qu'il est à peu près impossible, dans l'état actuel de notre langage Neuro-Linguistiquement Programmé, de mettre sur ce qu'on visualise des mots existants. Essayez la poésie...
      D'aucuns ont parlé de "générateur d'orgone". Point de vue encore beaucoup trop mécaniste. Il est question, ici, de structuration de champs, d'équilibrage, d'harmonisation. Voire d'équations. J'ai vu, quelque part, la mention "pierre intelligente", ou "intelligence orgonale", je ne sais plus trop. Cette perspective me semble porteuse. On aurait ici une sorte d'ordinateur, de convertisseur, fonctionnant de manière orgonale, c'est à dire non-linéaire. Comme définition, ça me semble déjà plus approprié que la triviale qualification de "magique".
      Toujours est-il, donc, que beaucoup de femmes et d'hommes, en notre glauque époque, ont pris réellement conscience de l'énergie orgonale, et diffusent leurs observations..
      S'agirait-il des prémisses d'une véritable révolution orgonale ?
      Certains éléments, telle la pratique du "gifting", peuvent le laisser supposer.
      Voici ce qu'est le "gifting", traduction approximative, "l'action de faire un don".  Il s'agit de fabriquer de plus ou moins grosses quantités d'orgonite, et d'aller les déposer dans des endroits où l'orgone est particulièrement polluée par les rayonnements de tous genres. Certains vont en placer sur des pylônes de télécom, ce qui est une excellent idée, même s'ils prennent pour cela des risques considérables. ( Il vaudrait mieux, à mon sens, viser des endroits comme les hôpitaux - …ou les bourses ; mais là, il faudarait de très grosses quantités…). Leur intention est tout à fait évidente. S'opposer à un système qui dégrade délibérément notre énergie vitale et sa source principale, l'orgone de l'air.
      Ce militantisme, cette aspiration, s'exprime aussi au travers du Mythe. Vu l'occultation complète, totale et consensuelle de l'ensemble des découvertes de Reich par l'oligarchie libérale-sexuelle, il n'y a, en fait, pas d'autre moyen.
      Le Robert définit ainsi le mythe: "du grec "muthos", récit, fable, récit fabuleux (...) qui met en scène des êtres incarnant, sous une forme symbolique, des forces de la nature, des aspects de la conditions humaine".
      Nous retrouvons là, bien sûr, et avant tout, ceux qui se nomment parfois eux-mêmes "guerriers éthériques", et, occasionnellement, "orgonautes".. J'ai personnellement une préférence pour ce dernier terme, n'ayant, pour ma part, pas grand chose à voir avec quelle sorte de guerrier que ce soit.
      Ces guerriers-là se battent contre les "Reptiliens", créatures énergétiques venant d'un autre plan étheral, au moyen de toutes sortes de dispositifs orgonaux. Il s'agit là, bel et bien, de la racine même du mythe orgonal.
      Le mythe servant ici, faute de données théoriques, à structurer dans un champ mental cohérent un ensemble de perceptions confuses, mais vraies.
      Les "Chemtrails" sont tout simplement la projection étherale d'une perception réelle, celle de la transformation progressive de l'orgone de l'air en énergie stagnante, le DOR. Dont une des conséquences bien connues est la diminution du pouvoir de disperser les fumées diverses.
      Et les Reptiliens sont la "projection éthérale" de la psychose orgonale, la peur et la haine du Vivant. On y reviendra plus longuement - c'est une idée intéressante - mais il faut savoir que, de fait, cinq mille ans de conditionnement patriarcal ont conduit la "civilisation" oxydantale à réagir vigoureusement contre toute tentative de remettre le vivant, le vécu, au cœur de nos vies, et à utiliser sans compter un ensemble de technologies qui menacent gravement l'équilibre orgonal de notre planète, et donc le nôtre.
       C'est ainsi que, de fil en aiguille, on est conduit à aborder cette œuvre fondatrice d'un mythe orgonal franco-irlandais, à savoir la saga des Chevaliers d'Émeraude.
      L'immense succès du "Seigneur des Anneaux" et de "Harry Potter" nous montre avec évidence la puissance du mythe. Dans le cas de Tolkien, on reconnait sans trop de peine la coalition hétéroclite qui, voici à peine trois quarts de siècle, combattit l'Ordre Noir, féru de magie païenne. Noire, bien sûr, la magie. Ou brune, la couleur du DOR.
      Chez Rowling, il est difficile de déterminer précisément qui est visé. L'envoûtement néolibéral des années Thatcher ? Les féroces dictatures latino-américaines des années quatre-vingt, chapeautées dans les coulisses par les Chicago Boys ? Un peu de tout ça, sans doute. Mais il s'agit toujours d'un Ordre Noir, régnant tant par la terreur que par l'envoûtement des consciences.
      La saga d’Anne Robillard, si elle s'insère tout à fait dans ce courant magique, a, quant à elle, des traits surprenants.
      D'abord les Chevaliers. Ceux-ci sont différents de ceux qui les précédèrent plusieurs siècles auparavant. Ils se battent parce qu'ils n'ont pas le choix, et n'aiment pas la guerre. Ils sont souvent issus du peuple, et ils se battent, réellement, par amour. L'amour est d'ailleurs central dans leurs vies, même s'il s'inscrit dans un cadre de type conjugal, mais assez souple, et teinté de nombreux aspects communautaires. Cet amour est joyeux, vivant. Les descriptions de fêtes, danses, ripailles, retrouvailles entre amants, ne déplairaient pas, loin de là, à ce grand ancêtre de l'Heroic Fantasy qu'est Rabelais.
      Ces chevaliers, ensuite, "vivent dans l'énergie". Il en est tout le temps question. Ils font entièrement confiance à leur perception, à leur vécu.
      Ces deux éléments, mis ensemble, peuvent déjà induire une bonne description de l'amour orgonal. Mais bon. Là-dessus, on reviendra. Faut pas mettre la charrue avant les bœufs...L'amour c'est pas comme la confiture...plus on en a, moins on l'étale.
      Ensuite, leurs adversaires. Ils en ont de deux sortes...
      D'abord, les Reptiliens ? Non. En l'occurrence, ce sont des Insectes. Carapacés. Cuirassés. Pas difficile d'y reconnaître les reptiliens de l'autre versant du mythe. Ce sont, de toute évidence, les hommes blindés. Fermés à toute perception. Ne percevant rien du vivant, incapables de joie de vivre. Vivant dans l'obscurité, condamnés à servir sans rechigner des maîtres sombres et mégalos. Ces hommes insectes existent réellement. Ils sont des milliers. On les voit accomplir tous les jours leur œuvre de destruction. Ils traquent l'amour partout où ils peuvent le trouver, et leurs méthodes sont bien plus sophistiquées qu'à l'époque de Reich.
       Les dieux, ensuite. Ce sont les dirigeants officiels, les maîtres du pouvoir magique, ceux qui réservent à leur propre usage le pouvoir orgonal. Leur point de vue, c'est: "Moins les hommes en savent, mieux c'est pour nous". C'est en quelque sorte ce qui se passe avec l'orgone, qu'on nie d'un côté tout en la ridiculisant de l'autre.
        Mentionnons en passant, outre la couleur bleue-verte de l'émeraude, la symbolique centrale des Chevaliers, la croix irlandaise, qui permet bel et bien de relier cette saga tant à l'énergie du vivant qu'aux mythes celtiques.
       Contrairement à ce qu'ont tenté de nous faire croire tant les fachos, qui ont cru s'en servir, que les bien-pensants, qui croient toujours tout comprendre, la croix celtique n'est pas un cercle barré d'une croix.
       Cette rune - la croix dans le cercle- ne signifie rien d'autre que la volonté de détruire le Cercle de Vie. On dessine un rond qu'on coupe sauvagement en quatre.
       La dite croix celtique n'est pas tout à fait une croix. C'est un grand cercle incluant quatre petits cercles, le tout inclus dans les quatre directions de l'espace. Ce n'est pas pour rien que le christianisme celtique a été si férocement combattu par la "Sexpol" de Rome, au début du Moyen-Age.
      Voilà. Il me resterait encore à parler de ce merveilleux film de Jerry Zucker, "Ghost", du début des années nonante, où l'on voit tant une description précise et minutieuse de ce que pourrait être le corps étherique, qu'une superbe opposition entre l'amour orgonal et la tromperie du libéralisme sexuel, mais ce sera pour une autre fois.