13/08/2012

Virus et Aliénation Sexuelle

  

        Alors qu’on essaie par tous les moyens possibles et imaginables d’imposer comme norme morale le port du préservatif dans tout contact amoureux, il peut être bon de rappeler la dernière déclaration publique de Luc Montagnier, Prix Nobel de Médecine pour la découverte du virus VIH.

        Assez curieusement, cette déclaration n’a fait l’objet d’aucune campagne d’information.

        Il est vrai que le découvreur du virus de la Terrible Maladie, que certains n’ont pas hésité à comparer à la Peste Noire qui ravagea l’Europe au quatorzième siècle, affirme là qu’en définitive un bonne immunité suffit pour s’en débarasser.

        Ce qui pourrait laisser supposer qu’il y a, derrière la Morale du Préservatif, autre chose qu’une préoccupation désintéressée pour la Santé Publique.

        Préoccupation qui serait par ailleurs assez difficile à expliquer, tant est évident le peu de cas qu’on fait des problèmes sanitaires induits par l’aggravation des politiques austéritaires, la détérioration généralisée des conditions de travail,  et tutti quanti...

        Signalons, tout-à-fait en passant, que du simple point de vue énergétique, l’usage du préservatif transforme l’étreinte génitale en masturbation réciproque, et introduit le fantasme pornographique au cœur même de l’amour...

 

Dans un documentaire sur le sida, « House of Numbers », réalisé par Brent Leung en 2009, le professeur Luc Montagnier, découvreur du virus du sida en 1983, se livre à un certain nombre de déclarations intéressantes : « Si vous avez un bon système immunitaire, il se débarrassera du VIH en quelques semaines » affirme –t-il à deux reprises, insistant également sur l’importance de l’alimentation, de l’hygiène et de l’éducation dans la lutte contre le sida : « Des mesures beaucoup moins chères et beaucoup plus efficaces que les antirétroviraux et qu’un hypothétique vaccin ». Comment expliquer qu’elles ne soient pas mises en œuvre par les gouvernements locaux ? « Ces gouvernements sont conseillés par des gens qui ont tout intérêt à promouvoir les solutions les plus profitables pour les groupes pharmaceutiques. Avec les mesures simples que je préconise, il n’y a aucun profit à réaliser… ». Ci-dessous le verbatim des déclarations de Luc Montagnier

Le journaliste : “vous avez parlé du stress oxydatif. Est-ce que traiter le stress oxydatif est l’une de meilleures façons de s’occuper de l’épidémie africaine de sida ?

Luc Montagnier : “Je crois que c’est l’une des façons d’aborder le problème pour diminuer le taux de transmission. Je crois qu’on peut être exposé au VIH plusieurs fois sans être infecté de manière chronique. Si vous avez un bon système immunitaire, il se débarrassera du virus en quelques semaines. Et c’est cela aussi le problème des Africains : leur nourriture n’est pas très équilibrée, ils sont dans un stress oxydatif, même s’ils ne sont pas infectés par le VIH. A la base, leur système immunitaire ne fonctionne pas bien, et donc peut permettre au virus de rentrer dans l’organisme et d’y rester. Il y a plusieurs solutions, autres que le vaccin – le mot magique : le vaccin ! – De nombreuses solutions existent pour réduire la transmission, qui sont de simples mesures d’alimentation – en donnant les bons antioxydants – et des mesures d’hygiène – en combattant les autres infections. Ces mesures ne sont pas spectaculaires, mais elles peuvent parfaitement réduire l’épidémie au niveau de ce que connaissent les pays occidentaux.”

Le journaliste : “Si vous avez un bon système immunitaire, alors votre corps peut naturellement se débarrasser du VIH ?”

Luc Montagnier : “Oui”

Le journaliste : “C’est intéressant… Pensez-vous qu’en Afrique, nous devons insister davantage sur les antioxydants, et des mesures de même type, plutôt que sur les antirétroviraux ?”

Luc Montagnier : “Nous devons insister sur un ensemble de mesures : antioxydants, conseil en nutrition, alimentation, lutte contre les autres affections (malaria, tuberculose, parasites, vers…), l’éducation, bien sûr, l’éducation génitale pour les femmes – et pour les hommes aussi. Des mesures très simples qui ne sont pas très coûteuses, mais qui peuvent être très efficaces. Et actuellement, je suis inquiet de voir se développer des actions nombreuses et spectaculaires, menées par des « fonds globaux » – Bill Gates, etc. –, dont la seule finalité est d’acheter des médicaments et de trouver un vaccin. En revanche, les mesures que je préconise ne sont absolument pas financées. Ça dépendrait des gouvernements locaux qu’elles le soient. Mais ces gouvernements prennent leurs décisions à partir de l’action de « conseillers scientifiques » et de lobbies : autant dire qu’on ne leur en parle pas souvent…”

Le journaliste : “Bon, il n’y a pas d’argent pour l’alimentation, c’est ça ? Il n’y a pas de profit à faire ?…”

Luc Montagnier : “Il n’y a pas de profit à faire, oui. L’eau est importante, l’eau est la clé.”

Le journaliste : “Je reviens sur une chose que vous avez dite. Vous avez parlé du fait que si on a un système immunitaire solide, on peut se débarrasser du virus du sida…”

Luc Montagnier : “Exact”

Le journaliste : “Si vous prenez un Africain pauvre, qui a été infecté, et si vous renforcez ses défenses immunitaires, pensez-vous qu’il soit possible de le débarrasser du VIH ?”

Luc Montagnier : “Je pense que oui”

Le journaliste : “C’est un point important…”

Luc Montagnier : “C’est un point important qui est complètement négligé. Les gens pensent toujours aux médicaments et aux vaccins. Ce que je dis est différent de ce que vous entendez par ailleurs. Ce n’est pas ce que dit Fauci (1) ou d’autres…”

Le journaliste : “Oui, le message est un peu différent…”

Luc Montagnier : “En effet, « un peu » différent… (rires)”

(1) Dr Antony S. Fauci, directeur des programmes Sida aux NIH (Instituts nationaux de santé américains

 

Source :

http://archives-fr.novopress.info/49960/luc-montagnier-guerir-du-sida-sans-antiretroviraux-cest-possible/

 

26/04/2012

L'Amour ( Khalil Gibran )

Lorsque l’amour vous fait signe, suivez-le.

Bien que ses chemins soient escarpés et sinueux.

Et quand ses ailes vous étreignent, épanchez-vous en lui,

En dépit de l’épée cachée dans son plumage qui pourrait vous blesser.

Et dès lors qu’il vous adresse la parole, croyez en lui,

Même si sa voix fracasse vos rêves, comme le vent du Nord saccage les jardins.

 

Car, comme l’amour vous coiffe d’une couronne, il peut aussi vous clouer sur une croix.

Et, de même qu’il vous invite à croître, il vous incite à vous ébrancher.

Autant il s’élève au plus haut de vous-même et caresse les plus tendres de vos branches qui frémissent dans le soleil,

Autant cherche-t-il à s’enfoncer au plus profond de vos racines et à les ébranler dans leurs attaches à la terre.

 

 

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Pareilles à des brassées de blé, il vous ramasse et vous enlace.

Il vous bat au fléau pour vous mettre à nu,

Il vous passe au tamis pour vous libérer de votre bale.

Il vous moud jusqu’à la blancheur.

Et il vous pétrit au point de vous assouplir.

Puis il vous livre à son feu vénéré, afin que vous deveniez pain sacré pour le saint festin de Dieu.

Voilà tout ce que l’amour fera en vous afin que vous puissiez déceler les secrets de votre cœur et devenir ainsi un fragment du cœur de la Vie.

Mais si dans votre crainte vous ne recherchiez que la paix et le plaisir de l’amour,

Alors il serait préférable pour vous de couvrir votre nudité, de quitter l’aire de battage de l’amour,

Et de vous retirer vers un monde sans saisons,

Où vous pourrez rire sans laisser jaillir tous les éclats de votre rire,

Où vous pourrez pleurer sans jamais libérer toute l’amertume de vos larmes,

L’amour ne donne rien que lui-même et ne prend rien que de lui-même,

Il ne peut posséder et ne peut être possédé,

Car l’amour suffit à l’amour,

Lorsque vous aimez, ne dites pas :

« Dieu est en mon cœur »

Dites plutôt :

« Je suis dans le cœur de Dieu »

Et ne croyez pas que vous puissiez diriger le cours de l’amour,

Car si l’amour vous trouve digne, lui-même guidera votre cœur.

 

L’amour n’a point d’autre désir que de s’accomplir,

Mais si vous aimez et devez éprouver des désirs, que ceux-ci soient les vôtres :

Fondre en un ruisseau qui chante sa mélodie à la nuit,

Connaître la douleur d’un flot de tendresse,

Être blessé par votre propre perception de l’amour,

Et laisser couler votre sang volontairement et joyeusement,

Vous réveiller à l’aube avec un cœur ailé et rendre grâce à Dieu pour cette nouvelle journée d’amour,

Vous reposer à midi et méditer sur l’extase de l’amour,

Regagner votre foyer au crépuscule en remerciant le ciel

Puis vous endormir avec une prière pour l’être aimé en votre cœur et un chant de louanges sur vos lèvres

 

( Khalil Gibran, " Le Prophète "  )