02/07/2013

L'apport de Sigmund Freud à la connaissance de l'Humain

Ce texte est tiré de "Psychologie de masse du fascisme" ( Wilhel Reich )  Il est bon de rappeler, au moment où, sous prétexte de "libre choix de l'orientation sexuelle", les idéologues du Patriarcat Rénové tentent de restaurer la "psychologie" comportementaliste du XIXème siècle, que les découvertes de Freud étaient profondément  révolutionnaires.

 

 

        Marx a trouvé la vie sociale dominée par les conditions de la production économique et les conflits de classe qui, en un point déterminé de l’histoire, en ont été la conséquence. L’asservissement de la classe opprimée par les propriétaires des moyens de production sociaux ne se fait que rarement par la force brutale : leur arme principale est leur pouvoir idéologique sur les opprimés.

        Marx voyait dans l’homme vivant et producteur la condition première de l’histoire et de la politique. La structure caractérielle de l’homme agissant, autrement dit du « facteur subjectif de l’histoire » dans le sens de Marx, n’a pas été explorée parce que Marx était sociologue et non psychologue, et parce que de son temps la psychologie scientifique n’existait pas encore.

        Aucune réponse n’a donc été donnée à la question de savoir pour quelle raison les hommes ont supporté pendant des millénaires l’exploitation et l’abaissement moral, bref, l’esclavage ; la recherche se limitait au processus économique de la société et au mécanisme de l’exploitation économique.

        À peine cinquante ans plus tard, Freud découvrit par une méthode particulière à laquelle il a donné le nom de psychanalyse, le processus qui domine la vie de l’âme. Ses découverts les plus importantes, qui anéantirent et bouleversèrent un grand nombre de concepts anciens – ce qui lui rapporta au début la haine du monde -, sont les suivantes :

        La conscience n’est qu’une petite partie du domaine psychique ; elle est tributaire de processus inconscients qui échappent pour cette raison au contrôle de la conscience : tout événement psychique – même s’il apparaît dépourvu de sens comme le rêve, l’acte manqué, les propos décousus des psychotiques et des aliénés- a une fonction et un sens parfaitement compréhensibles si on réussit à l’insérer dans l’histoire du développement de la personne humaine. Par cette découverte, la psychologie qui jusque là avait végété sous la forme d’une vague physique du cerveau ( mythologie du cerveau ) , ou comme hypothèse d’un esprit objectif mystérieux, prenait soudain place parmi les sciences naturelles.

        La deuxième grande découvert de Freud était celle d’une sexualité infantile très active, complètement indépendante de la fonction de reproduction : la sexualité et la reproduction, le sexuel et le génital ne sont donc nullement identiques ; la dissection analytique des processus psychiques a d’autre part mis en évidence que la sexualité, ou plutôt son énergie, la libido, qui est d’origine somatique, est le moteur central de la vie de l’âme. Préalables biologiques et conditions sociales se rencontrent donc dans le domaine psychique.

        La troisième grande découverte fut que la sexualité infantile, dont fait partie aussi l’essentiel de la relation enfant-parents ( complexe d’Œdipe ), est généralement refoulée parce que l’enfant craint d’être puni pour des actes et des pensées sexuels ( c’est là le sens profond de l’ "angoisse de castration" ) ; ainsi, la sexualité se trouve coupée de l’action et effacée de la mémoire. Le refoulement de la sexualité infantile soustrait celle-ci au contrôle de la conscience sans lui enlever son énergie ; bien au contraire, il la renforce et l’infléchit  de telle manière qu’elle se manifeste dans plusieurs troubles pathologique de la vie de l’âme. Comme cette règle s’applique sans exception à tous les « hommes civilisés », Freud pouvait dire que l’humanité tout entière était sa patiente.

        La quatrième découverte importante dans ce contexte fut que les instances morales dans l’homme ne sont nullement d’origine supraterrestre, mais résultent des mesures pédagogiques que les parents et leurs représentants prennent à l’égard des enfants dès leur plus bas âge. Au centre de ces mesures se trouvent celles qui visent à la répression de la sexualité de l’enfant. Le conflit qui, au début, oppose les désirs de l’enfant aux interdictions des parents, se prolonge par la suite dans le conflit intérieur à la personne entre les pulsions et la morale. Les instances morales, qui appartiennent à la sphère de l’inconscient, se dressent, dans l’adulte, contre sa connaissance des lois de la sexualité et de la vie psychique inconsciente ; elles favorisent le refoulement sexuel et expliquent la résistance du monde contre la découverte de la sexualité infantile.

        Chacune de ces découvertes a porté – du fait déjà de sa seule existence- un coup très rude à la philosophie réactionnaire et plus spécialement à la métaphysique qui affirme que le monde est dominé par un esprit objectif, qui nie la sexualité infantile et prétend reléguer la sexualité dans la seule fonction reproductrice.

 

Wilhelm Reich 

 

On voudrait, en guise d'envoi, dédier ce texte à tous les petits Spirous de notre Terre.

Que les adultes, une fois pour toutes, leur foutent la paix quand ils s'en vont jouer dans les buissons....

26/06/2013

"Gender": Genre de Théorie ou Nouvelle Pensée Unique ?

        On a retiré du blogue  deux textes ( pourtant fondamentaux )

            1-Fonction Orgonale

            2-Négation du Genre, Négation du Vivant

        Non que le contenu de ces textes, quoiqu'encore assez approximatif, ne fût plus d'actualité.

        Que du contraire !

        Mais la confusion en arrive à un point tel qu'il devient urgent de débroussailler.

        Confusion, d'abord, dans la compréhension réelle du « Gender », qui voici deux ans, commençait à peine à débarquer sur les plages de la Normandie intellectuelle. Il ne s’agit absolument pas de « négation du genre», mais bel et bien d’une nouvelle vague de répression sexuelle, dirigée spécifiquement contre la génitalité naturelle, et dont le prétexte n’est pas, cette fois-ci, les commandements d’un dieu barbu mais les injonctions d’un Big Brother technophile. Le tout camouflé délibérément par cette confusion organisée entre « genre » et « sexe », qui n'est sûrement pas le fait hasard.

        Confusion possible, ensuite, pour un regard non-avisé ou intoxiqué par le culte du « fun ».       Au point qu'un partisan avéré de la théorie du genre ait cru qu'affirmer l'existence de la sexualité naturelle en tant que fonction de l'énergie orgonale revenait, en fait, à valider les hypothèse de Michel Foucault sur la sexualité. On sait que ce dernier est à l’origine des « Gender Studies », que l’on connaît ici comme « Théorie du Genre » et aux Etats-Unis comme « French Theory ».

        Il faut d'ailleurs remarquer que, pour ses partisans, il ne s’agit ni d’une théorie, ni du Genre. Mais ils ne nous disent pas pour autant ce que c'est, au juste, bien qu'on essaie par ailleurs de nous faire accroire que la locution « identité de genre » signifie en fait « égalité des sexes », ce qui est, en réalité du même ordre de pensée que l'affirmation "l'austérité c’est la prospérité", ou plus prosaïquement, analogue au sport primitif qui consiste à faire avaler des couleuvres au petit peuple. Sans quetcheupe, bien entendu.

        Et ceci bien que, même en mathématiques, les termes « identité » et « égalité » renvoient à des concepts différents.

        On peut dire encore que, l’évolution sociétale dans le sens de cette nouvelle pensée unique est désormais si rapide que le seul fait de faire, même fortuitement, allusion à l'altérité sexuelle devient passible, auprès des miltant-e-s du Parti Unifié des Nouve-ll-au-es-x Progressist-e-s Sociétalistes de Gauche  d'une mise en demeure sans équivoque sous forme de classification immédiate dans les rangs de la pègre cléricalo-catho-islamo-conspirationnisto-complotisto-négationisto-homophobe, excusez du peu, on n'a que le bien qu'on se donne.

        Quant à affirmer que l'existence d'un organe spécifique chez les femmes, l'utérus, puisse en quoi que ce soit influer sur le psychisme d'icelles, je ne vous conseille pas d'essayer.

        De même que soutenir l’existence, chez les mammifères, d’un instinct maternel.

        D'ici peu, de telles affirmations seront légitimement dénoncées comme un soutien déguisé à la Ligue Homophobe, section clandestine d'Al Qaida pour abattre la Lumineuse Civilisation Laïque Occidentale.

        Ne sauriez-vous pas que les mammifères sont des animaux, tandis que les Humains sont...

        Quoi, au fait ?

        Des Neutres ?

        Des Machines ?

        Des Anges ?

        Des esprits incarnés ?

        Enfin, quelque chose de supérieur à l'animal, de toutes façons.

        On n’ose même imaginer ce qui se passera, dans peu de temps, é l’école par exemple, si un adolescent veinait à affirmer, haut et fort,  que, de tout évidence, les organes génitaux mâle et femelle sont aussi complémentaires que les prises de courant du même nom, et, n’auraient-ils pas par hasard la même fonction ?

        Si c’est tout à fait exact sur le plan de la physique orgonale, c’est le genre de choses qui risque, un jour prochain, de justifier l’intervention, pour homophobie dans le milieu familial, de l’un ou l’autre service d’ »aide » à la jeunesse.

        On en est là...

Ce qu’on tente de faire, désormais, c’est tout en même temps de nous déposséder de notre identité la plus profonde, de notre enracinement dans le vivant en tant que femmes et en tant qu’hommes, et de nous imposer uns conception de la vie purement mécaniste de la vie, qui pourrait s’énoncer ainsi : « la vie est un ensemble de réactions électrochimiques régies par les lois du hasard ».

        Nous déposséder de nos racines biologiques pour mettre à la place une idéologie – faudrait-il dire une religion ? – basée sur le « libre choix de l’orientation sexuelle ». « Libre choix » dont il est bon de rappeler qu’il constitue, en même temps, une refus : le refus radical  de tout contact physique avec l’autre sexe.

        C’est un coup d’état philosophique...

        Qui a pris pour prétexte la vénérable institution patriarcale du mariage...

        Soyons clairs : nous nous foutons éperdument du mariage.

        Mais il faut se demander pourquoi il a fallu, à toute force, lier l’ouverture de cette institution aux pesonnes de même sexe à l’adoption, ce qu’on appelle désormais homoparentalité.

        Histoire de bien faire comprendre aux ignorants que nous sommes que l’engagement d’un homme et d’une femme à appeler ensemble un nouvel être à la vie est quelque chose qui n’a aucune importance.

        Pourquoi, sinon pour imposer à l’opinion l’idée que l’altérité sexuelle, fondamentale dans l’évolution de la vie depuis quelques dizaines de millions d’années, ne jouait aucun rôle dans le développement de l’enfant ?

        Évident non-sens pour quiconque a jamais vu, de près et sans préjugés, grandir des enfants, et senti l’importance qu’a dans leur croissance psychologique le fait de découvrir l’existence de l’altérité sexuelle.

        Mais nous sommes ici dans une idéologie de la déconstruction, chant du cygne d’un gauche qui a totalement échoué par ailleurs à rendre le monde plus vivable et renoncé à combattre l'emprise de la marchandisation du vécu.

        Si en Belgique, le débat fut interdit ( pas formellement, bien sûr, mais par consensus médiatique ), il a, en France, heureusement forcé les portes, avec un mouvement populaire ( la « manif pour tous » ) qui prit autant d’ampleur que le combat pour les retraites, et qui se prolonge par le mouvement des Veilleurs, tout à fait original et radicalement non-violent. On trouve dans ce dernier comme un lointain écho des mouvements qui précédèrent la vague hippie, dans le années soixante...

       Les enjeux sont tellement énormes qu’il est vital de résister, si toutefois nous tenons à rester des humains à part entière.

       Nous y reviendrons plus longuement :il est important de faire connaître l’existence d’outils efficaces contre la prolifération organisée de cette nouvelle pensée unique..