26/06/2013

Le Fascisme, une biopathie sociale

Ce texte date de 1942. Il provient de la présentation que fit Wilhelm Reich de son œuvre "Psychologie de Masse du Fascisme", à l'occasion de la troisième réédition de celle-ci. Il est plus que jamais d'actualité, à l'heure où n'importe qui traite n'importe qui de "fasciste", et où d'aucuns affirment toujours que la morale – fût-elle enrobée d'"identité de genre" -constitue toujours un remède aux effets morbide de la misère affective des masses.

 

 

        Une activité thérapeutique étendue et consciencieuse ayant eu pour objet le caractère humain m’a confirmé dans la conviction que, pour juger des réactions humaines, nous devons tenir compte de trois couches différentes de la structure bio-psychologique. Ces couches de la structure caractérielle sont des sédiments de l’évolution sociale, agissant d’une manière autonome.

        Dans la couche superficielle de son être, l’homme moyen est réservé, courtois, compatissant, conscient de son devoir, consciencieux. L’animal humain ignorerait la tragédie sociale si cette couche superficielle était en contact direct avec le noyau profond de sa nature. Or, il n’en est malheureusement pas ainsi : la couche superficielle de la coopération sociale n’entretient aucun contact avec le noyau biologique profond de la personne ; elle est soutenue par une deuxième couche caractérielle couche moyenne qui se compose exclusivement d’impulsions cruelles, sadiques, lubriques, cupides, envieuses. Cette dernière représente l’ »inconscient » ou le « refoulé » de Freud, ou, dans le langage de l’économie sexuelle, la somme de toutes les pulsions secondaires.

        La biophysique d’orgone a pu expliquer l’ »inconscient » de Freud, c-à-d l’élément antisocial dans l’homme, comme le résultat secondaire de la répression d’impulsions biologiques primaires. Si l’on s’enfonce, à travers cette deuxième couche de la perversion, jusqu’au plus profond de la base biologique de l’animal humain, on découvre la troisième couche, la couche inférieure, que nous appelons le noyau biologique. Dans ce noyau l’homme est, pour peu que les circonstances sociales lui soient favorables, un animal honnête, travailleur, coopératif, aimant, qui, dans un contexte rationnel donné, sait aussi haïr. Or, il n’est pas possible de déserrer la structure caractérielle de l’homme d’aujourd’hui et de pénétrer dans sa couche profonde et pleine de promesses sans écarter auparavant la couche superficielle, inauthentique et faussement sociable.

        Si le masque de la civilité tombe, ce qui apparaît n’est pas d’abord la sociabilité naturelle, mais la couche de caractère perverse, sadique.

        Cette structuration malencontreuse a pour conséquence que toute pulsion naturelle, sociale, libidinale qui, quittant le noyau biologique voudrait se réaliser, doit traverser la couche des pulsions perverses secondaires qui la fait dévier. Cette déviation transforme le caractère primitivement social des pulsions naturelles en perversion et inhibe toute expression authentique du vivant.

        Transposons cette structure humaine dans le domaine social et politique.

        Il n’est pas difficile de se rendre compte que les nombreuses divisions politiques et idéologiques de la société humaine sont le reflet fidèle de la structure caractérielle de l’homme. Il va sans dire que nous n’épousons pas les vues erronées de la philosophie idéaliste selon laquelle cette structure humaine serait éternelle et immuable.

        Depuis que certaines circonstances et transformations ont mué les besoins biologiques primitifs de l’homme en structure caractérielle, celle-ci reproduit sous forme d’idéologies la structure sociale de la société.

        Depuis l’écroulement de l’organisation démocratique primitive fondée sur le travail, le noyau biologique de l’homme n’a plus connu de représentation sociale. L’élément naturel et « sublime «  dans l’homme, qui le lie à son cosmos, n’a trouvé d’expression authentique que dans les grandes oeuvres d’art. Mais ces dernières sont restées sans grande influence sur l’évolution de la société humaine, si l’on entend par là la communauté de tous les humains et non la « culture » de la petite classe des privilégiés.

        Nous reconnaissons dans les idéaux moraux et sociaux du libéralisme la physionomie de la couche caractérielle superficielle fondée sur la maîtrise de soi et la tolérance. Ce libéralisme insiste beaucoup sur la morale afin de juguler la « bête dans l’homme » , càd notre deuxième couche de pulsions secondaires, l’inconscient de Freud.

Le libéral ignore par contre la sociabilité naturelle de la troisième couche, la plus profonde, la plus essentielle. Il regrette et combat la perversion caractérielle de l’homme au moyen de normes morales : mais les catastrophes sociales du XX ème siècle prouvent que cette méthode ne mène pas très loin.

        Tout  esprit authentiquement révolutionnaire, tout art et toute science véritable ont leur racine dans le noyau biologique naturel  de l’homme. Jusqu’ici, aucun révolutionnaire authentique, aucun artiste ou homme de science n’a réussi à conquérir les masses, à les conduire, ou à les maintenir d’une manière durable au niveau des intérêts de la vie.

        Tout autre est le cas du fascisme, qui s’oppose brutalement au libéralisme et à la révolution authentique : il ne représente ni la couche superficielle, ni la couche profonde, mais essentiellement la deuxième couche caractérielle, celle des pulsions secondaires, située entre les deux autres.

        Le fascisme passe généralement pour un « parti politique » qui représenterait, d’une manière organisée comme d’autres groupes sociaux, une « idée politique ». Selon cette vue, le parti fasciste impose le fascisme par la violence ou par des manœuvres politiques.

        S’inscrivant en faux contre cette manière de voir, mon expérience médicale, qui portait sur des hommes et des femmes de toutes les couches sociales, races, nations et confessions, m’a appris que le « fascisme « n’est que l’expression politiquement organisée de la structure caractérielle de l’homme moyen, laquelle n’est en aucun cas l’apanage de races, nations, ou partis déterminés. Vu de manière fonctionnelle, le « fascisme » est l’attitude émotionnelle fondamentale de l’homme opprimé par la civilisation machiniste autoritaire et son idéologie mécaniste-mystique. C’est le caractère mécaniste-mystique des homme de notre temps qui suscite les partis fascistes, et non l’inverse. (...)

        Le fascisme est un phénomène international qui atteint TOUS les organismes de la société humaine dans TOUTES les nations du monde. Il n’existe pas un seul homme vivant qui ne porte dans sa structure caractérielle les éléments de la sensibilité et de la pensée fascistes. (...)

        Le seul moyen de combattre efficacement le fascisme consiste à lui opposer une connaissance objective et pratique des processus de la vie. (...)

        Il cédera à l’organisation naturelle, internationale du travail, de l’amour et de la connaissance.(...) La fin de notre civilisation est inéluctable si les dispensateurs et les bénéficiaires de l’amour naturel ne prennent pas conscience, dans les plus brefs délais, de leur immense responsabilité.

        La vie peut se passer du fascisme, mais le fascisme ne peut se passer de la vie. Il est le vampire sur le corps vivant qui donne libre cours à ses impulsions meurtrières quand l’amour cherche à s’accomplir au printemps.

        Quiconque connaît les fonctions vitales telles qu’elles se manifestent dans l’animal, dans l’enfant nouveau-né, dans le travailleur consciencieux, qu’il soit mécanicien, chercheur ou artiste, cesse de conformer sa pensée aux notions dont les hommes de parti ont infesté le monde.

      La vie ne saurait « s’emparer du pouvoir par la force », car elle n’a que faire de la force....

13/08/2012

Virus et Aliénation Sexuelle

  

        Alors qu’on essaie par tous les moyens possibles et imaginables d’imposer comme norme morale le port du préservatif dans tout contact amoureux, il peut être bon de rappeler la dernière déclaration publique de Luc Montagnier, Prix Nobel de Médecine pour la découverte du virus VIH.

        Assez curieusement, cette déclaration n’a fait l’objet d’aucune campagne d’information.

        Il est vrai que le découvreur du virus de la Terrible Maladie, que certains n’ont pas hésité à comparer à la Peste Noire qui ravagea l’Europe au quatorzième siècle, affirme là qu’en définitive un bonne immunité suffit pour s’en débarasser.

        Ce qui pourrait laisser supposer qu’il y a, derrière la Morale du Préservatif, autre chose qu’une préoccupation désintéressée pour la Santé Publique.

        Préoccupation qui serait par ailleurs assez difficile à expliquer, tant est évident le peu de cas qu’on fait des problèmes sanitaires induits par l’aggravation des politiques austéritaires, la détérioration généralisée des conditions de travail,  et tutti quanti...

        Signalons, tout-à-fait en passant, que du simple point de vue énergétique, l’usage du préservatif transforme l’étreinte génitale en masturbation réciproque, et introduit le fantasme pornographique au cœur même de l’amour...

 

Dans un documentaire sur le sida, « House of Numbers », réalisé par Brent Leung en 2009, le professeur Luc Montagnier, découvreur du virus du sida en 1983, se livre à un certain nombre de déclarations intéressantes : « Si vous avez un bon système immunitaire, il se débarrassera du VIH en quelques semaines » affirme –t-il à deux reprises, insistant également sur l’importance de l’alimentation, de l’hygiène et de l’éducation dans la lutte contre le sida : « Des mesures beaucoup moins chères et beaucoup plus efficaces que les antirétroviraux et qu’un hypothétique vaccin ». Comment expliquer qu’elles ne soient pas mises en œuvre par les gouvernements locaux ? « Ces gouvernements sont conseillés par des gens qui ont tout intérêt à promouvoir les solutions les plus profitables pour les groupes pharmaceutiques. Avec les mesures simples que je préconise, il n’y a aucun profit à réaliser… ». Ci-dessous le verbatim des déclarations de Luc Montagnier

Le journaliste : “vous avez parlé du stress oxydatif. Est-ce que traiter le stress oxydatif est l’une de meilleures façons de s’occuper de l’épidémie africaine de sida ?

Luc Montagnier : “Je crois que c’est l’une des façons d’aborder le problème pour diminuer le taux de transmission. Je crois qu’on peut être exposé au VIH plusieurs fois sans être infecté de manière chronique. Si vous avez un bon système immunitaire, il se débarrassera du virus en quelques semaines. Et c’est cela aussi le problème des Africains : leur nourriture n’est pas très équilibrée, ils sont dans un stress oxydatif, même s’ils ne sont pas infectés par le VIH. A la base, leur système immunitaire ne fonctionne pas bien, et donc peut permettre au virus de rentrer dans l’organisme et d’y rester. Il y a plusieurs solutions, autres que le vaccin – le mot magique : le vaccin ! – De nombreuses solutions existent pour réduire la transmission, qui sont de simples mesures d’alimentation – en donnant les bons antioxydants – et des mesures d’hygiène – en combattant les autres infections. Ces mesures ne sont pas spectaculaires, mais elles peuvent parfaitement réduire l’épidémie au niveau de ce que connaissent les pays occidentaux.”

Le journaliste : “Si vous avez un bon système immunitaire, alors votre corps peut naturellement se débarrasser du VIH ?”

Luc Montagnier : “Oui”

Le journaliste : “C’est intéressant… Pensez-vous qu’en Afrique, nous devons insister davantage sur les antioxydants, et des mesures de même type, plutôt que sur les antirétroviraux ?”

Luc Montagnier : “Nous devons insister sur un ensemble de mesures : antioxydants, conseil en nutrition, alimentation, lutte contre les autres affections (malaria, tuberculose, parasites, vers…), l’éducation, bien sûr, l’éducation génitale pour les femmes – et pour les hommes aussi. Des mesures très simples qui ne sont pas très coûteuses, mais qui peuvent être très efficaces. Et actuellement, je suis inquiet de voir se développer des actions nombreuses et spectaculaires, menées par des « fonds globaux » – Bill Gates, etc. –, dont la seule finalité est d’acheter des médicaments et de trouver un vaccin. En revanche, les mesures que je préconise ne sont absolument pas financées. Ça dépendrait des gouvernements locaux qu’elles le soient. Mais ces gouvernements prennent leurs décisions à partir de l’action de « conseillers scientifiques » et de lobbies : autant dire qu’on ne leur en parle pas souvent…”

Le journaliste : “Bon, il n’y a pas d’argent pour l’alimentation, c’est ça ? Il n’y a pas de profit à faire ?…”

Luc Montagnier : “Il n’y a pas de profit à faire, oui. L’eau est importante, l’eau est la clé.”

Le journaliste : “Je reviens sur une chose que vous avez dite. Vous avez parlé du fait que si on a un système immunitaire solide, on peut se débarrasser du virus du sida…”

Luc Montagnier : “Exact”

Le journaliste : “Si vous prenez un Africain pauvre, qui a été infecté, et si vous renforcez ses défenses immunitaires, pensez-vous qu’il soit possible de le débarrasser du VIH ?”

Luc Montagnier : “Je pense que oui”

Le journaliste : “C’est un point important…”

Luc Montagnier : “C’est un point important qui est complètement négligé. Les gens pensent toujours aux médicaments et aux vaccins. Ce que je dis est différent de ce que vous entendez par ailleurs. Ce n’est pas ce que dit Fauci (1) ou d’autres…”

Le journaliste : “Oui, le message est un peu différent…”

Luc Montagnier : “En effet, « un peu » différent… (rires)”

(1) Dr Antony S. Fauci, directeur des programmes Sida aux NIH (Instituts nationaux de santé américains

 

Source :

http://archives-fr.novopress.info/49960/luc-montagnier-guerir-du-sida-sans-antiretroviraux-cest-possible/