26/06/2013

"Gender": Genre de Théorie ou Nouvelle Pensée Unique ?

        On a retiré du blogue  deux textes ( pourtant fondamentaux )

            1-Fonction Orgonale

            2-Négation du Genre, Négation du Vivant

        Non que le contenu de ces textes, quoiqu'encore assez approximatif, ne fût plus d'actualité.

        Que du contraire !

        Mais la confusion en arrive à un point tel qu'il devient urgent de débroussailler.

        Confusion, d'abord, dans la compréhension réelle du « Gender », qui voici deux ans, commençait à peine à débarquer sur les plages de la Normandie intellectuelle. Il ne s’agit absolument pas de « négation du genre», mais bel et bien d’une nouvelle vague de répression sexuelle, dirigée spécifiquement contre la génitalité naturelle, et dont le prétexte n’est pas, cette fois-ci, les commandements d’un dieu barbu mais les injonctions d’un Big Brother technophile. Le tout camouflé délibérément par cette confusion organisée entre « genre » et « sexe », qui n'est sûrement pas le fait hasard.

        Confusion possible, ensuite, pour un regard non-avisé ou intoxiqué par le culte du « fun ».       Au point qu'un partisan avéré de la théorie du genre ait cru qu'affirmer l'existence de la sexualité naturelle en tant que fonction de l'énergie orgonale revenait, en fait, à valider les hypothèse de Michel Foucault sur la sexualité. On sait que ce dernier est à l’origine des « Gender Studies », que l’on connaît ici comme « Théorie du Genre » et aux Etats-Unis comme « French Theory ».

        Il faut d'ailleurs remarquer que, pour ses partisans, il ne s’agit ni d’une théorie, ni du Genre. Mais ils ne nous disent pas pour autant ce que c'est, au juste, bien qu'on essaie par ailleurs de nous faire accroire que la locution « identité de genre » signifie en fait « égalité des sexes », ce qui est, en réalité du même ordre de pensée que l'affirmation "l'austérité c’est la prospérité", ou plus prosaïquement, analogue au sport primitif qui consiste à faire avaler des couleuvres au petit peuple. Sans quetcheupe, bien entendu.

        Et ceci bien que, même en mathématiques, les termes « identité » et « égalité » renvoient à des concepts différents.

        On peut dire encore que, l’évolution sociétale dans le sens de cette nouvelle pensée unique est désormais si rapide que le seul fait de faire, même fortuitement, allusion à l'altérité sexuelle devient passible, auprès des miltant-e-s du Parti Unifié des Nouve-ll-au-es-x Progressist-e-s Sociétalistes de Gauche  d'une mise en demeure sans équivoque sous forme de classification immédiate dans les rangs de la pègre cléricalo-catho-islamo-conspirationnisto-complotisto-négationisto-homophobe, excusez du peu, on n'a que le bien qu'on se donne.

        Quant à affirmer que l'existence d'un organe spécifique chez les femmes, l'utérus, puisse en quoi que ce soit influer sur le psychisme d'icelles, je ne vous conseille pas d'essayer.

        De même que soutenir l’existence, chez les mammifères, d’un instinct maternel.

        D'ici peu, de telles affirmations seront légitimement dénoncées comme un soutien déguisé à la Ligue Homophobe, section clandestine d'Al Qaida pour abattre la Lumineuse Civilisation Laïque Occidentale.

        Ne sauriez-vous pas que les mammifères sont des animaux, tandis que les Humains sont...

        Quoi, au fait ?

        Des Neutres ?

        Des Machines ?

        Des Anges ?

        Des esprits incarnés ?

        Enfin, quelque chose de supérieur à l'animal, de toutes façons.

        On n’ose même imaginer ce qui se passera, dans peu de temps, é l’école par exemple, si un adolescent veinait à affirmer, haut et fort,  que, de tout évidence, les organes génitaux mâle et femelle sont aussi complémentaires que les prises de courant du même nom, et, n’auraient-ils pas par hasard la même fonction ?

        Si c’est tout à fait exact sur le plan de la physique orgonale, c’est le genre de choses qui risque, un jour prochain, de justifier l’intervention, pour homophobie dans le milieu familial, de l’un ou l’autre service d’ »aide » à la jeunesse.

        On en est là...

Ce qu’on tente de faire, désormais, c’est tout en même temps de nous déposséder de notre identité la plus profonde, de notre enracinement dans le vivant en tant que femmes et en tant qu’hommes, et de nous imposer uns conception de la vie purement mécaniste de la vie, qui pourrait s’énoncer ainsi : « la vie est un ensemble de réactions électrochimiques régies par les lois du hasard ».

        Nous déposséder de nos racines biologiques pour mettre à la place une idéologie – faudrait-il dire une religion ? – basée sur le « libre choix de l’orientation sexuelle ». « Libre choix » dont il est bon de rappeler qu’il constitue, en même temps, une refus : le refus radical  de tout contact physique avec l’autre sexe.

        C’est un coup d’état philosophique...

        Qui a pris pour prétexte la vénérable institution patriarcale du mariage...

        Soyons clairs : nous nous foutons éperdument du mariage.

        Mais il faut se demander pourquoi il a fallu, à toute force, lier l’ouverture de cette institution aux pesonnes de même sexe à l’adoption, ce qu’on appelle désormais homoparentalité.

        Histoire de bien faire comprendre aux ignorants que nous sommes que l’engagement d’un homme et d’une femme à appeler ensemble un nouvel être à la vie est quelque chose qui n’a aucune importance.

        Pourquoi, sinon pour imposer à l’opinion l’idée que l’altérité sexuelle, fondamentale dans l’évolution de la vie depuis quelques dizaines de millions d’années, ne jouait aucun rôle dans le développement de l’enfant ?

        Évident non-sens pour quiconque a jamais vu, de près et sans préjugés, grandir des enfants, et senti l’importance qu’a dans leur croissance psychologique le fait de découvrir l’existence de l’altérité sexuelle.

        Mais nous sommes ici dans une idéologie de la déconstruction, chant du cygne d’un gauche qui a totalement échoué par ailleurs à rendre le monde plus vivable et renoncé à combattre l'emprise de la marchandisation du vécu.

        Si en Belgique, le débat fut interdit ( pas formellement, bien sûr, mais par consensus médiatique ), il a, en France, heureusement forcé les portes, avec un mouvement populaire ( la « manif pour tous » ) qui prit autant d’ampleur que le combat pour les retraites, et qui se prolonge par le mouvement des Veilleurs, tout à fait original et radicalement non-violent. On trouve dans ce dernier comme un lointain écho des mouvements qui précédèrent la vague hippie, dans le années soixante...

       Les enjeux sont tellement énormes qu’il est vital de résister, si toutefois nous tenons à rester des humains à part entière.

       Nous y reviendrons plus longuement :il est important de faire connaître l’existence d’outils efficaces contre la prolifération organisée de cette nouvelle pensée unique..

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