31/03/2010

Orgone

        Hiver long, très long et très pénible...pas tellement à cause du froid, mais à cause du type d'énergie qu'il y avait dans l'air...
        Grise, stagnante...Collant curieusement à la peau même si froide, d'un froid mort, terne, gris.
        Lumière mangée par la texture même de l'air. En soi, on ne ressent plus qu'une envie: dormir, ne plus bouger..Plus envie de rien...Trois mois ainsi, avec parfois un sursaut.
        C'est la première fois que je vois ça.
        En tout cas, à ce point. Quelque chose de très grave est en train de se passer et personne ne le sait, même si beaucoup, sans dout de plus en plus,  le perçoivent.
        Quelque chose qui a rapport à l'énergie de la vie, l'énergie de l'air, la lumière.
        L'idée d'une énergie spécifique au vivant, d'une énergie présente dans l'atmosphère, de couleur bleue quand ça va et de couleur gris frangé de pourpre, comme une formation cancéreuse, quand ça ne va pas, d'une énergie qui est à la fois dans l'air et en soi, cette idée là fait peur.
        Si c'est mystique, on veut bien. mais autrement, ça ne peut pas exister. Tabou.
        Une énergie "spirituelle", c'est, disons le, une idée "raisonnable" . Une idée qu'on respectera.
        Mais une énergie qui est partout, qui remplit tout, qui est la trame même de nos existence, une énergie tellement perceptible qu'il faut le faire exprès de ne pas la voir, et qui pourtant n'est pas matérielle, et suit donc des règles différentes que celles de la physique mécanique, c'est quelque chose qui ne peut pas exister.
        Point final.
        Pourtant, si nous voulons survivre, il devient urgent d'ouvrir les yeux.
L'orgone est l'énergie motrice, pulsatoire, de l'atmosphère. Et de même, l'orgone est l'énergie du vivant. Nous sommes avant toute chose des êtres d'énergie, des "âmes" d'orgone pulsante habitant un corps de matière, qui par là-même devient vivante, ondulante, et sommes dès lors entièrement solidaires de notre environnement énergétique.
        C'est par notre orgone interne que le climat nous affecte, ou nous réjouit. Mais là, de moins en moins souvent.